Ehud Barak

Ehud Barak
Ehud Barak (né le 12 février 1942) est un homme politique israélien et 10ème Premier Ministre de l'État d'Israël de 1999 à 2001.

Ehud Barak a débuté sa carrière militaire au sein de Tsahal en 1959, jusqu'au grade de Lieutenant Général, le plus haut de l'armée israélienne, obtenu au bout de 35 années de service. A ce sujet, il fut notamment commandant d'un groupe de reconnaissance pendant la guerre des six jours en 1967, et chef d'un bataillon blindé dans le Sinaï pendant la guerre de Kippour. Plus tard, en 1982, il sera nommé en qualité de chef du Bureau de la planification et promu général de division. Ensuite, durant l'opération Paix en Galilée, il sera promu commandant adjoint des forces israéliennes au Liban.


Ehud BarakSes faits d'armes sont réputés et le personnage bénéficie à ce sujet d'un crédit très important au sein de la population et de l'armée israélienne. A cet égard, il pourrait être cité la libération d'un avion de la compagnie belge SABENA détourné sur l'aéroport de Lod en 1972, ou encore le raid de secours sur Entebbe dont il fut l'un des planificateurs.

Parallèlement à sa carrière militaire, Ehud Barak a poursuivi des études civiles. Il est licencié en Physique et en Mathématiques de l'Université hébraïque de Jérusalem (1976). Par ailleurs, il est détenteur d'une maîtrise en Système d'ingénierie économique de l'Université de Stanford, Californie (1978).

A l'issue de sa carrière militaire, il embrasse un parcours politique fulgurant au sein du Parti travailliste. Ministre de l'Intérieur en 1995, des Affaires Étrangères de 1995 à 1996, il rejoint la Knesset en 1996, et prend la tête du Parti travailliste.

Ehud Barak est élu Premier Ministre de l'État d'Israël le 17 mai 1999, au détriment de Benyamin Netanyahou. Il tiendra à son poste jusqu'aux élections anticipées du 7 mars 2001, qui marquent l'accession au pouvoir d'Ariel Sharon

Ehud Barak aura, le temps d'un mandat de deux ans, marqué la vie politique israelienne par trois faits politiques essentiels, qui représentent un tournant majeur dans la vie du jeune état israélien:

le retrait du Liban Sud, largement controversé à son époque, a permis de mettre fin à une présence qui datait de la guerre de 1982 (Guerre du Liban).
l'explosion de la seconde Intifada, consécutive à l'échec du sommet de Camp David en 2000. Durant l'été 2000, Yasser Arafat avait menacé de proclamer un état palestinien le 13 septembre 2000, date anniversaire de sa poignée de main historique avec Yitzhak Rabin
enfin, les pourparlers de Taba ont fixé la ligne la plus audacieuse jamais tenue par la gauche israélienne.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 14 janvier 2006 10:44

Modifié le mercredi 04 juillet 2007 07:03

Ehud Olmert

Ehud Olmert
Ehud Olmert (hébreu: אהוד אולמרט) (né le 30 septembre 1945 à Binyamina en Israël) est un homme politique israélien. Il est vice-Premier ministre et ministre des Finances du gouvernement de Ariel Sharon de 2003 et devient membre du parti Kadima à sa création. Comme la loi israélienne le prévoit, il occupe, à partir du 4 janvier 2006, le poste de premier ministre par intérim en remplacement d'Ariel Sharon lorsque celui-ci est hospitalisé suite à une "sérieuse" attaque cérébrale

Ehud Olmert nait le 30 septembre 1945 à Binyamina au sud de Haïfa, dans le nord-ouest d'Israël.

Pendant son service militaire, il est officier d'une unité d'infanterie de combat, puis poursuit son service comme journaliste pour le quotidien de l'armée israélienne.

Diplômé de psychologie, de philosophie, puis de droit de l'Université hébraïque de Jérusalem, il travaille brièvement comme avocat avant d'entrer en politique.

Ehud Olmert est élu pour la première fois à la Knesset en 1973, à l'âge de 28 ans (benjamin des députés), et il y est réélu sept fois consécutivement tout en occupant des postes importants, notamment à la tête de la Commission des Affaires étrangères et de la Défense. Entre 1981 et 1988, il fait parti du ministère des Affaires étrangères et du cabinet de sécurité. Il participe au cabinet des Finances, de l'Éducation et du budget. En 1988, il devient ministre sans portefeuille dans le gouvernement d'Yitzhak Shamir puis ministre de la Santé de 1990 à 1992.

De 1993 à 2003, Ehud Olmert réalise successivement deux mandats de maire de Jérusalem, pendant lesquels il s'investit dans le lancement de projets importants pour la ville, le développement et l'amélioration du système éducatif et le développement des infrastructures routières.

En 1999, il tente de défier Ariel Sharon pour prendre la tête du Likoud mais il est largement battu. Après cette défaite, il se rapproche de plus en plus de son ancien rival.

En janvier 2003, Ehud Olmert est réélu à la Knesset, après avoir dirigé la campagne électorale du Likoud.

En 2003, il quitte la mairie de Jérusalem pour entrer dans le deuxième gouvernement d'Ariel Sharon en tant que vice-Premier ministre et ministre du Commerce et de l'Industrie.

Le 7 août 2005, Ehud Olmert est nommé ministre des Finances après la démission de Benjamin Netanyahu pour protester contre l'application du plan de désengagement dans la bande de Gaza.

Ehud Olmert, qui était opposé à tout retrait des territoires conquis depuis la guerre des six jours et qui avait voté contre les accords de Camp David en 1978, change d'avis et soutient le retrait:
« J'avais voté contre Menahem Begin [...] Je lui avais dis que c'était une erreur historique [...] Maintenant je suis désolé qu'il ne soit plus en vie pour m'entendre reconnaitre publiquement sa sagesse et mon erreur. Il avait raison et j'avais tort. Grâce à Dieu, nous nous sommes retirés du Sinaï »

Le 4 janvier 2006, suite à une "sérieuse" attaque cérébrale du premier ministre Ariel Sharon, Ehud Olmert exerce les pouvoirs du Premier ministre d'Israël

Mandats:

De 1988 à 1990 : Ministre sans portefeuille.
De 1990 à 1992 : Ministre de la Santé.
De 1993 à 2003 : Maire de Jérusalem.
Depuis février 2003 : Vice-Premier ministre.
Depuis novembre 2003 : Ministre des Finances.
Depuis le 4 janvier 2006 : Premier ministre par intérim.

# Posté le samedi 14 janvier 2006 10:51

Modifié le mercredi 04 juillet 2007 07:05

Opération Entebbe

Opération Entebbe
L'opération Entebbe eu lieu dans la nuit entre le 3 et le 4 juillet 1976 à l'aéroport d'Entebbe en Ouganda.

47 otages juifs et israéliens, capturés par un commando terroriste à bord d'un avion et fait prisonniers sont délivrés par un raid de l'Armée de l'Air israélienne.

Cette opération fut rebaptisé opération jonathan en mémoire à Jonathan Netanyahu, le frère de Benyamin, seul soldat mort lors du raid.



les faits :


Piraterie aérienne

27 Juin 1976. Un avion de ligne Airbus d'Air France en provenance de l'aéroport Lod en Israel et à destination de Paris, via Athènes, venait d'être détourné par un commando de quatre terroristes, juste après son décollage de l'aéroport d'Athènes en Grèce.

Deux de ces quatre terroristes qui embarquèrent à l'escale d'Athènes étaient palestiniens. Les deux autres, dont une femme, étaient allemands et appartenaient à la Bande à Baader-Meinhoff, aussi connu sous le nom de Faction Armée Rouge. Un groupe d'extrême gauche de l'Allemagne Fédérale de l'époque.

Nous étions dans les années 70. Le conflit du Moyen Orient battait son plein.

Bien évidemment cet acte de piraterie aérienne fut dénonçé et condamné par la communauté internationale, ou presque, surtout par les pays occidentaux.

En effet l'avion et son équipage étaient français. Près d'un tiers des passagers à bord de cet appareil civil d'Air France étaient juifs d'Israel et d'autres pays. La plupart d'autres passagers étaient occidentaux.

Avec la complicité d'Idi Amin, les terroristes firent poser l'appareil sur l'aéroport d'Entebbe, près de Kampala en Ouganda, après avoir effectué une escale à l'aéroport de Benghazi, en Libye. Ils y furent rejoints par trois autres terroristes. Idi Amin envoya ses soldats pour garder l'aéroport. En fait ils étaient de mèche avec les terroristes.

Dès le lendemain, les terroristes séparèrent leurs otages en deux groupes : ceux qui portaient un passeport israélien et ceux originaires d'autres pays mais portant un nom à consonance juive d'un côté et les non-juifs de l'autre.

Les terroristes firent alors connaître leurs exigences: la libération immédiate de près de 54 terroristes incarcérés dans les prisons d'Israel, de France, d'Allemagne, et de Suisse notamment ; et paiement par le gouvernement français d'une rançon de 5 millions de dollars américains au groupe palestinien.

Les terroristes fixèrent un ultimatum au-delà duquel tous les otages seraient exécutés, sils n'obtenaient pas satisfaction !

Evidemment de telles exigences furent inacceptables aux yeux d'Israel, de la France et de leurs alliés. Même si pendant un temps les gouvernements israélien et français firent semblant de céder au chantage en faisant savoir aux terroristes que ces prisonniers seraient libérés. Il s'agissait en fait de donner le change pour gagner du temps.

Pour montrer leur ''disponibilité'' aux négociations, les terroristes décidèrent de libérer sans condition tous les otages non-juifs.

Désormais il ne restait plus comme otages à Entebbe que des israéliens et et autres juifs de la diaspora. Ainsi que l'équipage français de l'avion d'Air France, qui avait choisi volontairement de rester à Entebbe avec le reste des passagers.



Tergiversations gouvernementales

A Tel Aviv le gouvernement israélien commença par se livrer à des délibérations houleuses et ultra-secrètes, qui n'en finissaient pas, sur l'action à mener pour mettre fin à cette crise d'otages.

Les membres du gouvernement passèrent en revue plusieurs options, y compris la possibilité d'une opération militaire de sauvetage. Pendant qu'ils examinaient l'utilité, la nature, la faisabilité, les chances de réussite, et le coût en vies humaines d'un éventuel raid sur Entebbe, le Premier Ministre Yitzhak Rabin et son gouvernement demandèrent au Chef d'Etat Major Général des Forces Israéliennes de Défense/ Force Aérienne , le général Motta Gur, de mettre au point et de préparer minutieusement une opération commando avec pour mission éventuelle d'aller libérer les otages à Entebbe, avec un minimum de dégâts humains.

Après une préparation minutieuse et un entraînement intensif et méticuleux de quelques jours dans un '' aéroport d'Entebbe '', fidèlement reconstruit dans une base militaire à Tel Aviv pour le besoin de la cause, le commando composé de 35 hommes fut prêt pour l'action !

Cependant le gouvernement israélien n'arrivait toujours pas à se décider. Les avis étaient très partagés.

Il semble qu'à un moment donné pendant les débats très animés du gouvernement, le Chef d 'Etat Major Général Motta Gur décida d'appeler le Premier Ministre Yitzhak Rabin à côté et lui expliqua clairement la nécéssité de l'envoi immédiat d'un commando à Entebbe. Car l'ultimatum fixé par les terroristes approchait. Israel faisait la course contre la montre.

Quelque temps après, alors que les débats se poursuivaient encore, le général Mordechai ordonna le départ immédiat du commando vers Entebbe. Avec la possibilité d'annuler l'opération et faire demi-tour à Tel Aviv si jamais en fin de compte le gouvernement israélien décidait contre toute intervention militaire.

Evidemment la préparation et l'exécution minutieuse de l'Opération Tonnerre, son nom de code , furent et devaient demeurer ultra-secrètes.

Seuls quelques officiels furent mis au parfum. Parmi ceux-çi les leaders de l'Opposition, dont Menahem Begin du Likhud. Ceux-çi décidèrent d'oublier momentanément leurs dissensions, pour l'intérêt supérieur de la nation et apportèrent leur soutien inconditionnel au gouvernement.



Réaction foudroyante. Mission-surprise et ultra rapide

Quatre avions Hercules C-130 de l'armée de l'air israélienne décollèrent d'une base militaire de Tel Aviv, se dirigeant dans des directions différentes pour tromper la vigilance des espions éventuels. Destination Entebbe, en Ouganda.

Ces avions transportaient un commando de 35 hommes aux visages maquillés en noir et habillés en tenue militaire de l'armée ougandaise, quatre véhicules blindés, deux véhicules landrovers, une Mercedes noire ( exactement comme celle d'Idi Amin) avec un '' faux Idi Amin '' assis à l'arrière ( le commandant Jonathan Netanyahu déguisé en Idi Amin ), des armes silencieuses,et autres matériels militaires, ainsi qu'un équipement médical( en fait un véritable mini-hopital volant).

Ces avions parcoururent près de 3,500 Km de Tel Aviv à Entebbe, volant à très basse altitude, presqu'en rase-mottes au-dessus de la Mer Rouge pour échapper aux radars soviétiques et égyptiens.

Les israéliens avaient néanmoins bénéficié de la complicité et de l'assistance du Kenya. Ce n'était un secret pour personne que le M'zee Jomo Kenyatta ne portait pas Idi Amin dans son coeur. Et vice versa. On se souviendra d'ailleurs d'un incident très révélateur à ce sujet. Quelques mois plutôt, prenant livraison de ses avions de chasse Mig à Entebbe, un jubilant Idi Amin demanda à ses pilotes devant les caméras de télévision combien de temps un avion Mig mettrait pour atteindre le Kenya à partir d'Entebbe. Gaffe diplomatique ou déclaration de guerre délibérée ? Passons.

Au moment où, quelques heures plus tard, le gouvernement israélien finit par se décider et donna officiellement son feu vert à l'Opération Tonnerre, les quatre Hercules C-130 effectuaient déjà leur descente sur Entebbe en pleine nuit, et sous un orage violent !

On connait la suite.

Violant l'espace aérien, le territoire ainsi que la souveraineté nationale de l'Ouganda, le commando israélien réussit à atterrir à Entebbe et à libérer en pleine nuit tous les otages, plus d'une centaine, encore en captivité dans cet aéroport. Ceci après avoir déjoué la vigilance des soldats ougandais ainsi que des terroristes, et après les avoir neutralisés. En fait tous les sept terroristes périrent durant les affrontements.

Le Commando israélien ne perdit qu'un seul homme, Jonathan Netanyahu qui dirigeait les opérations. Plus tard l'Opération Tonnerre fut rebaptisé Opération Jonathan en sa mémoire.

Seuls deux otages furent tués pendant les accrochages. Un troisième otage, une vieille dame britannique fut exécutée dans son lit d'hôpital, apparemment sur ordre personnel d'Idi Amin en guise de représailles. Elle y avait été transportée bien avant le raid en raison d'un malaise.

L'aéroport d'Entebbe fut sérieusement endommagé, la tour de contrôle totalement détruite, plus d'une dizaine d'avions de chasse Mig 23 flambant neuf de l'armée de l'air ougandaise furent détruits au sol, et Idi Amin fut humilié.

Toute l'opération ne dura en tout et pour tout qu'une heure et vingt-neuf minutes !

En effet quatre des sept terroristes furent tués trois minutes seulement après l'atterrissage du premier des quatre avions militaires C-130 de l'armée de l'air israélienne.

Quinze minutes après l'atterrissage, tous les otages encore à l'aéroport d'Entebbe, sauf les trois tués, furent libérés et les lieux sécurisés.

Cinquante-deux minutes, soit moins d'une heure, après l'atterrissage, le premier C-130 décolla d'Entebbe en pleine obscurité, avec tous les 106 otages à son bord.

Une heure et vingt-neuf minutes après l'atterrissage, le dernier C-130 décolla à son tour d'Entebbe.

La rapidité d'action et l'effet de surprise furent les atouts sur lesquels les israéliens jouèrent.

Cette opération fut spectaculaire et frappa les imaginations. Le monde entier se réveilla le dimanche 4 juillet 1976 complètement ébahi !

Le raid sur Entebbe fut une des opérations commando de sauvetage les plus spectaculaires de ce 20ème siècle.

Plusieurs pays, surtout les pays africains dont le Zaire d'alors, protestèrent contre la violation de la souveraineté nationale de l'Ouganda. En fait ceci se passa en 1976. Soit un peu moins de trois ans après que la majorité des pays africains rompirent leurs relations diplomatiques avec Israel, suivant l'exemple du Zaire qui le fit d'une manière fracassante un certain 4 Octobre 1973, du haut de la tribune des Nations Unies par la voix de Mobutu.

Condamnations de la communauté internationale ou pas, Israel ne s'en souciait pas. Les otages furent libérés et ce fut la fête en Israel et dans toutes les communautés juives à travers le monde ! Mission accomplie !



Madame Golda Meir aurait dit...

Selon certaines sources dignes de foi, pendant que le gouvernement israélien s'éternisait dans des débats sur la meilleure option à suivre pour dénouer la crise des otages d'Entebbe, l'ancien Premier Ministre, Mme Golda Meir, aurait dit à son collègue du Parti Travailliste, le Premier Ministre Rabin en substance ce qui suit : " Si vous et votre gouvernement n'êtes pas capables d'aller chercher nos citoyens à Entebbe, vous ne seraient même pas dignes de vous promener avec des chiens dans la rue "...

Peut-être que Mme Golda Meir était-elle échaudée par sa propre expérience en tant que Premier Ministre lorsqu'éclata la Guerre du Yom Kippur le 6 Octobre 1973 ?

En effet on se souviendra que la Syrie et l 'Egypte, frustrées avec raison par le refus d'Israel de leur céder leurs territoires qu'il leur avait pris lors de la Guerre des Six Jours de 1967, lançèrent des attaques-surprise coordonnées et simultanées contre l'armée israélienne dans les territoires occupés par Israel respectivement sur les Hauteurs du Golan ( Golan Heights ) et le Sinai. La Syrie était assistée par la Jordanie et l'Irak.

L'effet de surprise désempara l'armée israélienne dans un premier temps et permit aux armées syrienne, égyptienne, jordanienne, et irakienne de gagner du terrain momentanément. Ce qui leur donna une victoire psychologique. Pas pour longtemps.

L'armée israélienne lança une contre-offensive redoutable. Et parvint, non seulement à repousser les armées arabes hors des territoires occupés, mais aussi à pénétrer en plein territoires égyptien et syrien.

Israel finit par remporter la victoire militaire. Un cessez-le-feu arrangé par l'ONU fut signé et entra en vigueur moins de trois semaines après le début du conflit armé.

Quoique Israel gagna cette brève guerre-surprise, Mme Golda Meir fut contrainte de démissionner de son poste en Juin 1974. Suite aux nombreuses critiques en Israel qui lui reprochaient son manque de préparation ou plutôt le manque de préparation de l'Etat d'Israel sous son leadership, face à cette guerre.

Comme si le peuple d'Israel voulait dire que leur pays doit demeurer en état d'alerte permanent face aux nombreux dangers qui les guettent...en permanence. Signe très révélateur de l'état d'esprit des Israéliens.

# Posté le samedi 14 janvier 2006 17:47

Modifié le mercredi 04 juillet 2007 07:03

Jeux olympiques de Munich - 1972

Jeux olympiques de Munich - 1972
Munich, 1972. Dans la nuit du 5 septembre, un commando de l'organisation palestinienne Septembre Noir s'introduit dans le Village Olympique, force l'entrée du pavillon israélien, abat deux de ses occupants et prend en otages les neuf autres. 21 heures plus tard, tous seront morts.

Après avoir refusé tout compromis avec les preneurs d'otages, le gouvernement de Golda Meir monte une opération de représailles sans précédent, baptisée «Colère de Dieu».

Le groupe terroriste demandait la libération et le passage en Égypte de 234 Palestiniens prisonniers en Israël, ainsi que de deux autres prisonniers en Allemagne. Israël répondit immédiatement et très fermement qu'il n'y aurait aucune négociation. Les autorités allemandes, par la voix de leur Chancellier Willy Brandt et du ministre de l'Intérieur Hans-Dietrich Genscher, refusèrent l'offre d'Israël d'envoyer une unité des forces spéciales israéliennes en Allemagne. La police allemande qui prit part à l'opération n'avait pas de formation spécifique aux opérations de sauvetage d'otages.

Les dates limites pour l'exécution d'otages furent d'abord retardées de trois heures, puis de cinq heures de plus, les autorités allemandes tentant de négocier.
Les preneurs d'otages demandèrent à être transportés vers Le Caire. Les autorités firent mine d'accepter, et à 22h10, deux hélicoptères transportèrent les preneurs d'otages ainsi que les otages à la base aérienne de Fürstenfeldbruck, où un Boeing 727 les attendait. Les preneurs d'otages pensaient être en route vers Riem, l'aéroport international près de Munich. Les autorités avaient prévu d'attaquer les preneurs d'otages à la base aérienne.

Cinq tireurs d'élite Allemands furent choisis pour tirer sur les preneurs d'otages, mais aucun d'entre eux n'avait reçu de formation spécifique

Les tireurs d'élites furent positionnés à l'aéroport, mais les autorités furent surprises de découvrir qu'il y avait en fait huit preneurs d'otages. Il n'y avait pas de chars ni de véhicules blindés déployés à l'aéroport

Il y eu ensuite 75 minutes d'échanges de coups de feu, durant lesquelles la police allemande demanda tardivement l'assistance de véhicules blindés, mais ces derniers mirent plus de 30 minutes à arriver à cause du trafic automobile.

Les hélicoptères atterrirent peu après 22h30 et six des preneurs d'otages en sortirent. Pendant que quatre des preneurs d'otages gardaient les pilotes en respect avec leurs armes, deux allèrent inspecter le jet, et le trouvèrent vide. Réalisant être tombés dans un piège, ils coururent rapidement à nouveau vers les hélicoptères, et vers 23h00, les autorités allemandes donnèrent l'ordre aux tireurs d'élites d'ouvrir le feu.

Les cinq tireurs d'élite allemands n'avaient pas de contact radio entre eux et ne pouvaient donc pas coordonner leurs tirs. Leurs fusils n'avaient pas de lunettes ni d'équipements de vision de nuit. Dans le chaos qui s'ensuivit, deux preneurs d'otages se tenant près d'un pilote furent tués, un troisième mortellement blessé en fuyant. Les trois preneurs d'otages restant se mirent à couvert, tirèrent en réponse et détruisirent toutes les lumières de l'aéroport qu'ils pouvèrent tout en restant à couvert

Les véhicules blindés arrivèrent finalement vers minuit, permettant de sortir de l'enlisement.à minuit et 4 minutes le 6 septembre, un des preneurs d'otages sauta du premier hélicoptère. Il se tourna et tira sur les otages, tuant Springer, Halfin et Friedman, et blessant Berger. Ensuite il dégoupilla une grenade et la jeta dans le cockpit, où elle explosa

Avant que le feu du premier hélicoptère atteigne le réservoir du deuxième hélicoptère, deux preneurs d'otages émergèrent de derrière celui-ci et firent feu vers la police, qui répliqua et les tua. Les cinq otages du deuxième hélicoptère moururent sous les coups de feu durant la bataille. Une enquête de police détermina que quelques-uns des otages avaient pu être tués par la police dans le feu de l'action. Cependant, une reconstruction des événements par Time Magazine suggère qu'un des preneurs d'otages avait tué les otages. Les causes exactes de la mort de ces otages n'ont pas pu être établies avec précision car les corps furent brûlés par le feu et les explosions des hélicoptères

# Posté le samedi 14 janvier 2006 17:57

Modifié le vendredi 05 janvier 2007 08:34

Déclaration Balfour

Déclaration Balfour
La Déclaration Balfour est une lettre ouverte adressée à Lord Walter Rothschild, publiée le 2 novembre 1917 par Arthur James Balfour, le ministre britannique des Affaires Étrangères.

À l'aube de la Première Guerre mondiale, la Palestine fait partie de l'Empire Ottoman. Les troupes britanniques, emmenées par le Général Sir Edmund Allenby, s'engagent dans une campagne contre les Turcs en 1917. Le 31 octobre, les Anglais remportent une victoire décisive, dans la ville de Beer-Sheva, ce qui conduira à la capitulation de l'Empire Ottoman.

Le 2 novembre 1917, le Royaume-Uni publie la Déclaration Balfour dans laquelle il se déclare en faveur de l'établissement en Palestine d'un foyer national pour le peuple juif

Texte de la Déclaration:

Cher Lord Rothschild,

J'ai le plaisir de vous adresser, au nom du gouvernement de Sa Majesté, la déclaration ci-dessous de sympathie à l'adresse des aspirations sionistes, déclaration soumise au cabinet et approuvée par lui.

« Le gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l'établissement en Palestine d'un foyer national pour le peuple juif, et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter atteinte ni aux droits civils et religieux des collectivités non juives existant en Palestine, ni aux droits et au statut politique dont les juifs jouissent dans tout autre pays. »
Je vous serais reconnaissant de bien vouloir porter cette déclaration à la connaissance de la Fédération sioniste.

Arthur James Balfour
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 14 janvier 2006 18:04