Chaim Weizmann

Chaim Weizmann
Chaim Weizmann (27 novembre 1874 - 9 novembre 1952), chimiste et homme politique britannique puis israélien, fut le premier président de l'État d'Israël entre 1949 et 1952, élu le 16 mai 1948.

Né en Russie dans le petit village de Motol (Motyli) près de Pinsk, il fut diplomé de chimie de l'Université de Fribourg en Suisse en 1899, puis enseigna à l'Université de Genève de 1901 à 1903 puis à l'Université de Manchester. Il devint sujet de sa Majesté en 1910, et s'investit dans l'effort de guerre britannique durant la Première Guerre mondiale. Il mit au point un mécanisme de fermentation bactérienne permettant de produire de larges quantités de substances, telles que l'acétone, essentielles à la fabrication d'explosifs TNT pour les Alliés.

En 1917, il travaille avec Lord Balfour à la rédaction de la Déclaration Balfour, qui octroie un foyer national juif en Palestine. Le 3 janvier 1919, il signe un accord avec le Roi Fayçal I d'Irak, régissant les relations entre Juifs et Arabes au Proche-Orient et au Moyen-Orient. À partir de 1920, il est à la tete de l'Organisation sioniste mondiale, assumant la responsabilité de président par deux fois, de 1920 à 1931, puis de 1935 à 1946. En 1921, il monte avec Albert Einstein, le projet de l'Université Hébraïque de Jérusalem.

Lors d'une rencontre avec le Président américain Harry Truman, Weizmann obtint le soutien des États-Unis pour la création d'un futur État d'Israël. Suite à la déclaration d'indépendance en 1948, il devint le premier président de l'État d'Israël, titre purement honorifique et n'ayant pas de réelle signification politique. Il fonda l'Institut Weizmann à Réhovoth, un institut de recherche scientifique. Il fut l'auteur d'un grand nombre de publications dans des revues scientifiques.
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# Posté le lundi 16 janvier 2006 14:52

Modifié le mercredi 04 juillet 2007 07:04

Déclaration d'Indépendance de l'État d'Israël

Déclaration d'Indépendance de l'État d'Israël
"Eretz Israel est le lieu où naquit le peuple juif. C'est là que se forma son caractère spirituel, religieux et national. C'est là qu'il réalisa son indépendance, créa une culture d'une portée à la fois nationale et universelle et fit don de la Bible au monde entier.

Contraint à l'exil, le peuple juif demeura fidèle au pays d'Israël à travers toutes les dispersions, priant sans cesse pour y revenir, toujours avec l'espoir d'y restaurer sa liberté nationale.

Motivés par cet attachement historique, les Juifs s'efforcèrent, au cours des siècles, de retourner au pays de leurs ancêtres pour y reconstituer leur Etat. Tout au long des dernières décennies, ils s'y rendirent en masse: pionniers, maapilim et défenseurs. Ils y défrichèrent le désert, firent renaître leur langue, bâtirent cités et villages et établirent une communauté en pleine croissance, ayant sa propre vie économique et culturelle. Ils n'aspiraient qu'à la paix encore qu'ils aient toujours été prêts à se défendre. Ils apportèrent les bienfaits du progrès à tous les habitants du pays. Ils nourrirent toujours l'espoir de réaliser leur indépendance nationale.

En 1897, inspiré par la vision de l'Etat juif qu'avait eue Théodore Herzl, le premier congrès sioniste proclama le droit du peuple juif à la renaissance nationale dans son propre pays. Ce droit fut reconnu par la Déclaration Balfour du 2 novembre 1917 et réaffirmé par le mandat de la Société des nations qui accordait une reconnaissance internationale formelle des liens du peuple juif avec la terre d'Israël, ainsi que de son droit d'y reconstituer son foyer national.

La Shoah qui anéantit des millions de Juifs en Europe, démontra à nouveau l'urgence de remédier à l'absence d'une patrie juive par le rétablissement de l'Etat juif dans le pays d'Israël, qui ouvrirait ses portes à tous les Juifs et conférerait au peuple juif l'égalité des droits au sein de la famille des nations.

Les survivants de la Shoah en Europe, ainsi que des Juifs d'autres pays, revendiquant leur droit à une vie de dignité, de liberté et de travail dans la patrie de leurs ancêtres, et sans se laisser effrayer par les obstacles et la difficulté, cherchèrent sans relâche à rentrer au pays d'Israël.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le peuple juif dans le pays d'Israël contribua pleinement à la lutte menée par les nations éprises de liberté contre le fléau nazi. Les sacrifices de ses soldats et l'effort de guerre de ses travailleurs le qualifiaient pour prendre place à rang d'égalité parmi les peuples qui fondèrent l'Organisation des Nations unies.

Le 29 novembre 1947, l'Assemblée générale des Nations unies adopta une résolution prévoyant la création d'un Etat juif indépendant dans le pays d'Israël et invita les habitants du pays à prendre les mesures nécessaires pour appliquer ce plan. La reconnaissance par les Nations unies du droit du peuple juif à établir son Etat indépendant ne saurait être révoquée.

C'est de plus, le droit naturel du peuple juif d'être une nation comme les autres nations et de devenir maître de son destin dans son propre Etat souverain.

En conséquence, nous membres du Conseil national représentant le peuple juif du pays d'Israël et le mouvement sioniste mondial, réunis aujourd'hui, jour de l'expiration du mandat britannique, en assemblée solennelle, et en vertu des droits naturels et historiques du peuple juif, ainsi que de la résolution de l'Assemblée Générale des Nations unies, proclamons la fondation de l'État juif dans le pays d'Israël, qui portera le nom d'État d'Israël.

Nous déclarons qu'à compter de la fin du mandat, à minuit, dans la nuit du 14 au 15 mai 1948, et jusqu'à ce que des organismes constitutionnels régulièrement élus entrent en fonction, conformément à une Constitution qui devra être adoptée par une Assemblée constituante d'ici le 1er octobre 1948, le présent Conseil agira en tant qu'Assemblée provisoire de l'Etat et que son propre organe exécutif, l'administration nationale, constituera le gouvernement provisoire de l'Etat d'Israël.

L'Etat d'Israël sera ouvert à l'immigration des juifs de tous les pays où ils sont dispersés; il développera le pays au bénéfice de tous ses habitants; il sera fondé sur les principes de liberté, de justice et de paix enseignés par les prophètes d'Israël; il assurera une complète égalité de droits sociaux et politiques à tous ses citoyens, sans distinction de croyance, de race ou de sexe; il garantira la pleine liberté de conscience, de culte, d'éducation et de culture; il assurera la sauvegarde et l'inviolabilité des Lieux saints et des sanctuaires de toutes les religions et respectera les principes de la Charte des Nations unies.

L'Etat d'Israël est prêt à coopérer avec les organismes et représentants des Nations unies pour l'application de la résolution adoptée par l'Assemblée le 29 novembre 1947 et à prendre toutes les mesures pour réaliser l'union économique de toutes les parties du pays.

Nous faisons appel aux Nations unies afin qu'elles aident le peuple juif à édifier son Etat et qu'elles admettent Israël dans la famille des nations.

Aux prises avec une brutale agression, nous invitons cependant les habitants arabes du pays à préserver les voies de la paix et à jouer leur rôle dans le développement de l'Etat sur la base d'une citoyenneté égale et complète et d'une juste représentation dans tous les organismes et les institutions de l'Etat, qu'ils soient provisoires ou permanents.

Nous tendons la main de l'amitié, de la paix et du bon voisinage à tous les Etats qui nous entourent et à leurs peuples. Nous les invitons à coopérer avec la nation juive indépendante pour le bien commun de tous. L'Etat d'Israël est prêt à contribuer au progrès de l'ensemble du Moyen-Orient.

Nous lançons un appel au peuple juif de par le monde à se rallier à nous dans la tâche d'immigration et de mise en valeur, et à nous assister dans le grand combat que nous livrons pour réaliser le rêve poursuivi de génération en génération: la rédemption d'Israël.

Confiants dans le rocher d'Israël, nous signons cette déclaration sur le sol de la patrie, dans la ville de Tel Aviv, en cette séance de l'Assemblée provisoire de l'État, tenue la veille du chabbat, le 5 Iyar 5708, 14 mai 1948".
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# Posté le lundi 16 janvier 2006 15:01

Modifié le mercredi 20 septembre 2006 10:34

Hatikvah

Hatikvah
Hatikvah (L'Espoir) est l'hymne national de l'État d'Israël. Il a été écrit par Naftali Herz Imber. La musique est de Samuel Cohen, inspirée par l'½uvre de Bedřich Smetana La Moldau.

Paroles :

כל עוד בלבב פנימה
נפש יהודי הומיה
ולפאתי מזרח קדימה
עין לציון צופיה
עוד לא אבדה תקותנו
התקוה בת שנות אלפים
להיות עם חופשי בארצנו
ארץ ציון וירושלים
להיות עם חופשי בארצנו
ארץ ציון וירושלים


Translittération:

Kol od balevav penimah
Nefesh yehudi homiyah,
Ulfaatei mizrakh kadimah
Ayin letsion tsofiyah.
Od lo avdah tikvatenu
Hatikvah bat shnot alpayim,
Lehiyot am khofshi beartseinu,
Erets Tsion viyerushalayim.
Lehiyot am khofshi beartseinu,
Erets Tsion viyerushalayim.

Traduction française :

Aussi longtemps qu'au fond du c½ur
l'âme juive vibre,
vers les confins de l'Orient
un ½il sur Sion observe.
Nous n'avons pas encore perdu notre espoir
vieux de deux mille ans,
de vivre en peuple libre sur notre terre,
terre de Sion et de Jérusalem.
Vivre en peuple libre sur notre terre,
terre de Sion et de Jérusalem.
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# Posté le mercredi 18 janvier 2006 13:12

Modifié le mercredi 20 septembre 2006 08:08

Hébreu

Hébreu
L'hébreu (עברית) est une langue appartenant à la branche centre-nord de la famille des langues sémitiques. Il est étroitement apparenté à l'arabe et à l'araméen. Sa forme actuelle est proche du dialecte hébreu biblique qui aurait prospéré au VIe siècle avant J.C., au moment de l'exil babylonien. Langue de la Bible réservée pendant des siècles à l'usage cultuel et à l'étude des érudits, l'hébreu a connu au XXe siècle, phénomène unique, une étonnante renaissance, sous l'impulsion de Eliezer Ben-Yehuda (1858-1922). Il est aujourd'hui parlé par environ dix millions de personnes, dont cinq millions environ en Israël. L'hébreu est l'une des deux langues officielles d'Israël, avec l'arabe.

Il s'écrit au moyen de l'alphabet hébreu, qui est un abjad (alphabet consonantique).

Régi par האקדמיה ללשון העברית ( HaAkademia LaLashon HaIvrit : L'Académie de la langue hébraïque).

L'hébreu s'écrit et se lit de droite à gauche.

# Posté le mercredi 18 janvier 2006 13:42

Modifié le mercredi 04 juillet 2007 07:04

Ron Arad

Ron Arad
Ron Arad, fils de Batya et de Dov Arad est né le 5 mai 1958 en Israël. Ron et sa femme Tami ont une maison à Hod Hasharon. Leur fille Youval, qui a maintenant 11 ans, était un bébé au moment de l'enlèvement de son père. Ron, dont le nom signifie "joie" en hébreu, est l'aîné de deux frères.

Après le lycée, Ron fut enrôle dans l'armée israélienne et se présenta au concours pour intégrer le cours de pilote de chasse de l'armée de l'air. Il fut nomme officier d'un jet F-4 Phantom. Ron quitta l'armée de l'air avec un grade de Capitaine

Il commença des études d'ingénieur chimiste à l'université du Technion à Haifa et avait termine sa première année avec mention très bien quand il fut appelle à son service de réserve.

Le 16 Octobre 1986, alors qu'il volait au-dessus de Sidon au Sud-Liban, son avion jet F-4 Phantom s'écrasa au sol à cause de problèmes mécaniques. Le pilote et l'officier - Ron Arad - s'en tirèrent et atterrirent sains et saufs. Après que les deux aient atterri, la région fut encerclée par des membres d'organisations palestiniennes et Chiites. Le pilote de l'avion fut sauvé par un hélicoptère Cobra Israélien lors d'une opération audacieuse. Ron, par contre, fut fait prisonnier par l'organisation Chiite Amal.

Ron Arad fut transféré par Amal à Beyrouth où le chef de l'organisation, Nabi Berri, déclara détenir Ron et plus tard, proposa même un échange contre des détenus libanais Chiites. A peu près un an après son enlèvement, une lettre et une photo de Ron furent envoyés à sa famille par ses ravisseurs.

L'homme responsable du bien-être et de la sécurité de Ron Arad pendant sa période de détention par Amal est Moustafa Dirani, chef des services secrets de l'organisation, un religieux Chiite fondamentaliste lie à l'Iran. Début 1988, Dirani quitta Amal pour cause de différends idéologiques, emmenant l'officier israélien avec lui.

En 1988, Ron Arad fut détenu par un groupe appelé "La Résistance des Croyants" formé par Dirani, qui préconisait une idéologie proche de celle du régime iranien et du Hezbollah, organisation libanaise Chiite fondamentaliste.

Pendant l'année 1989, Dirani transmit Ron Arad aux Iraniens au Liban. Depuis, Ron Arad est détenu par les Iraniens, soit au Liban, soit en Iran.

Nous n'avons aucune nouvelle depuis...

# Posté le jeudi 19 janvier 2006 05:00

Modifié le jeudi 19 janvier 2006 05:11